Lettre ouverte à tous les élus du département du Morbihan et à M. le Préfet,


26 Jul
26Jul

Messieurs les élus, M. le Préfet,


Ce dimanche 25 juillet 2021, le projet de loi prévoyant notamment l’extension du pass sanitaire et l’obligation vaccinale de certaines professions a été définitivement adopté.


Nous étions des milliers de personnes à crier notre désaccord face à cette odieuse ségrégation à venir, notamment dans un contexte où la pandémie n’a réellement touché qu’une infime partie de la population depuis 17 mois. Au lieu d’isoler les personnes vulnérables, à leur demande, et de soigner les malades, le gouvernement s’enfonce dans une politique de plus en plus liberticide et ségrégationniste, en dehors de toute logique.


Dans les rues de Vannes, des femmes et des hommes ont fait part de leur détresse et de leur refus des mesures incohérentes comme ce pass sanitaire et l’obligation vaccinale. Ils craignent aussi pour leurs enfants qui ne sont pas concernés par la maladie.


En tant qu’organisateurs des deux rassemblements, nous ne pourrons pas contenir les sentiments et les réactions des manifestants envers l’irresponsabilité de nos dirigeants. Dans les jours à venir, les personnes qui ont déjà presque tout perdu et celles dont l’avenir a été arbitrairement supprimé annoncent déjà qu’ils redescendront dans la rue. La mobilisation ne fera que croître après ce dernier vote et les propos totalement irrationnels du Chef de l’Etat à Tahiti, traitant les non-vaccinés d’ « irresponsables et égoïstes ».


Nous appelons à votre responsabilité d’élus et de préfet afin d’alerter le gouvernement et d’engager avec courage la fin irrévocable de cette terreur, de la violence des mesures arbitraires et de la propagande entretenant la peur depuis plusieurs mois. Faites remonter l’information, c’est votre devoir ! Il faut que vous agissiez vite. Nous avons porté la voix du peuple ces 15 derniers jours. Nous étions des milliers, au-delà de l’impressionnant cortège que vous avez pu voir, contenant dignement une profonde colère, ce, de manière spontanée et en dépit des conditions météorologiques. Nous avons forcé la bonne humeur lors des mobilisations mais nous n’irons pas au-delà dans l’apaisement d’une situation que nous ne validons ni n’entretenons.  


Vous êtes face à vos responsabilités, certains citoyens n’ont plus rien à perdre. Si vous n’écoutez pas la voix de la Raison, si vous ne la faites pas remonter, nous serons plongés dans un chaos très prochainement puisque des grèves massives sont déjà annoncées, des licenciements et de nouvelles faillites se profilent. Bientôt, nous manquerons aussi cruellement de soignants et d’autres professions sont menacées.


Dans les jours à venir, ne comptez pas sur nous pour canaliser les exaspérations dans la rue. La démocratie étant verrouillée, c’est la porte ouverte à des dérapages que nous refusons absolument de voir se produire. Nous ne serons plus dans l’organisation ni responsables des mouvements à venir. Ce sont vous les responsables, dans tous les sens du terme. L’heure est à l’écoute et à la réflexion.


Veuillez croire, Mesdames, Messieurs les élus, M. le Préfet, en l’assurance de notre profond désarroi.


Fannie Rivet

Bertrand Deléon.

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