Les Goulard, la culture du népotisme


21 Feb
21Feb
Jean-Baptiste Goulard, s'exprime sur sa page Facebook au sujet de la liste Vannes au Coeur, représentée par Yann Le Baraillec :


"Enfin, la liste de Yann Le Baraillec aurait pu être la liste sympathique de l’élection. Malheureusement, lui aussi a fait l’erreur de s’allier beaucoup trop tôt avec des personnalités connues, qui se sont déjà présentées à toutes les élections possibles comme une vérole tenace qui infecte la démocratie locale et dont l’engagement politique est avant tout un exutoire à leur déséquilibre psychiatrique. Tant pis pour lui. "


En parlant d'exutoire, un petit rappel, probablement à l'origine du dérapage verbal de Jean-Baptiste Goulard, rapidement retourné à Paris d'ailleurs après ces révélations :


En 2014, je m'étais penché sur les comptes de la peu utile association « Paysages de mégalithes » animée par les partisans d’hier d’un « Menhirland » à Carnac (15,5 millions d’euros d’argent public en 2005), qui a permis de trouver un travail taillé sur mesure pour le fils de François Goulard. Cette association présidée alors par le maire de Carnac, Jacques Bruneau, notoire valet de l’Etat, tout droit venu du Val-d'Oise, est notamment chargée de porter la candidature du paysage mégalithique du département au patrimoine mondial de l’Unesco. L'usine à gaz tout juste créée, son "directeur général", présenté plus tard comme un plus discret "délégué général", à peine “choisi” et prenant ses fonctions dans le mois, le papa attribua à son fils 200 000 € de subventions publiques pour assurer notamment les premiers mois du salaire de Jean-Bapt' ! Comme tout est facile tout d’un coup pour une association !
Cette contribution financière sera actualisée à hauteur de 320 610 € pour 2013 avant qu'une autre subvention de 290 000 € ne soit versée en 2014.  


Les comptes 2015 de l’association « Paysages de Mégalithes », déficitaires de 71 560 €, sont publiés au Journal Officiel : 


Les pages 13, 17 et 18 sont particulièrement instructives. On y apprend notamment que : 


- 304 548 € de subventions ont été versées presque exclusivement par le Conseil Départemental que François Goulard préside ;
- 139 971 € de salaires nets (194 319 € avec les charges) pour 2 ou 3 salariés à temps plein dont le Directeur Général, Jean Baptiste Goulard ; 
- 48 295 € de frais de voyages et de réceptions ;
- 41 636,05 € de locations immobilières affectées au compte 613500 qui est principalement utilisé en comptabilité pour les véhicules. (plus de précisions sur  http://www.compta-facile.com/comptabilisation-des-locations/).


Ainsi, se présenter au suffrage universel serait susceptible de constituer "une vérole tenace qui infecte la démocratie locale" selon M. Goulard, fils du président du Conseil départemental du Morbihan. L'engagement politique des opposants de son courant politique franchouillard et terriblement corrompu est "un exutoire à leur déséquilibre psychiatrique". Oui, vous avez bien lu !
Il est peut-être temps de passer un grand coup de balai, vous ne trouvez pas ?


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Pour mémoire, Jean-Baptiste Goulard, fils de François Goulard, fut :


- Chef de cabinet de son père à la mairie de Vannes en 2010 ;
- Assistant parlementaire de son père en 2011 ;
- Directeur général de Paysage de Mégalithes, l'affaire expliquée ici, en 2014, rémunéré par le Conseil Général du Morbihan présidé par... son père.
- En 2016, Jean-Baptiste Goulard se faisait piéger par Canal + en prenant la pose dans les menhirs vêtu d'une "panoplie du Ku Klux Klan". C'est dire tout le sérieux de "son dur labeur"... 
Ce favoritisme familial (népotisme) est financé essentiellement par les contribuables morbihannais (pendant que leurs enfants doivent s'exiler hors de Bretagne pour trouver un emploi à cause de cette France centraliste). 

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Parmi les personnalités qui cautionnent publiquement de tels agissements :


Georges André : vingt-cinq ans de vie municipale entre Pontivy et Vannes, il a été l'adjoint successivement des maires Pierre Pavec, François Goulard, Norbert Trochet et David Robo.


Patrick Beurel : commandant divisionnaire de police, l’adjoint du chef de circonscription de Vannes ; arrivé à Vannes en 1992, en retraite depuis décembre 2019. De là à pressentir une collusion entre le pouvoir politique et judiciaire, il n'y a qu'un pas que je ne franchirais pas.


Pierre Defendini : prestataire du salon du livre de Vannes durant plusieurs années. Bien connu de la justice, ex-élu UMP, David Robo s’en est débarrassé en 2016. Il exprimait lors de son éviction : « François Goulard, président du conseil départemental, continue à me témoigner sa confiance ».


Chrystel Delattre : conseillère municipale déléguée au handicap et à l'accessibilité à Vannes.


David Drégoire : ancien maire-adjoint à Plœmeur, candidat à la mairie de Lorient.


Michel Gillet : maire-adjoint en charge des sports à Vannes.


Marie-Hélène Herry : conseillère départementale LR, appuyée régulièrement par François Goulard à diverses échéances électorales, maire de Saint-Malo-de-Beignon, présidente de la Mission locale de Ploërmel.


Gérard Thépaut : maire-adjoint chargé de l'urbanisme et des affaires foncières à Vannes (ville livrée aux promoteurs…).
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