Grand froid : poussons les portes des résidences secondaires !


25 Feb
25Feb

La situation météorologique est banale : quoi de plus naturel d’avoir des températures négatives en plein cœur de l’hiver ? Ce qui l’est moins est d’une part le traitement que les médias français en font, car cela représente la moitié du journal alors que l’actualité internationale est chargée, et d’autre part l’omission de la conclusion à tirer de cette information relative au grand froid : des personnes en dessous du seuil de pauvreté doivent être aidées et hébergées.

 

Des résidents secondaires peu respectueux et des Bretons sous le seuil de pauvreté


En Bretagne, plus d’une personne sur 10 vit en dessous du seuil de pauvreté. Au-delà des sans-abris comptabilisés, il y a tous nos compatriotes vivant dans des logements insalubres, ou tout simplement qui ne peuvent se chauffer, se laver et manger à leur faim. Certains travailleurs précaires dorment même dans leur véhicule. Or, sur le littoral sud de la Bretagne, des communes comptent parfois plus de 80 % de résidences secondaires. Autrement dit, plus de 8 maisons sur 10 sont ouvertes deux mois l’année par des propriétaires français, souvent franciliens, profitant du centralisme d’Etat pour acheter en Bretagne. Nous connaissons le comportement de ces derniers, s’essuyant les pieds sur les Bretons et leur culture, ayant peu d’égards pour les autochtones bretons qu’ils encouragent à partir. Les retraités aisés venus de France arrivent ici avec l’argent, le pouvoir et beaucoup de mépris pour la plupart : nous avons sacrifiés les budgets de nos collectivités, nos contributions fiscales pour eux… et après que nous ayons été à leur chevet comme de bons larbins durant leur vie active, nous devons leur dérouler à nouveau le tapis rouge ici. Même nos services publics n’arrivent plus à suivre, d’autant qu’ils subissent aussi les réquisitions des dotations d’Etat par l’Etat : la santé des résidents est menacée. 


La loi Pinel, l’Ankoù labellisé PS-LR-LREM

Face à la nocuité de la spéculation immobilière, il conviendrait de taxer au maximum les résidences secondaires, comme la loi Finance 2017 le permet : de 5 à 60 % de majoration sont possibles. Hélas, les élus PS-LR-LREM de Bretagne sont plus prompts à étendre la durée du dispositif Pinel dans les zones les plus touchées par la spéculation immobilière. La loi Pinel est un dispositif de défiscalisation immobilière permettant de réduire les impôts des acquéreurs d’un bien neuf destiné à être loué. Vous voyez, ceux que vous avez élus veulent accroître la paupérisation des résidents, atteindre à la dignité de vos enfants.

 

Il est urgent de faire pression pour que la population puisse vivre et travailler décemment au pays. Pour cela, il faut pouvoir prendre des décisions : celle de réquisitionner des logements vides, si radicale qu’elle puisse paraître, est néanmoins très juste et urgente. L’idée n’est pas de condamner tout propriétaire de logement secondaire, puisque le droit lui en a été donné. Néanmoins, les plus importants spéculateurs devraient être impérativement concernés et des décisions politiques devraient faire barrage à la multiplication des « maisons aux volets fermés » dans l’avenir. Ces orientations dépendent du bulletin de vote que nous laisserons dans l’urne.



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