Des belles paroles sur l'écologie à la réalité : exemple de Vannes-Séné.


23 Apr
23Apr

Il y a de belles paroles qui n'engagent que ceux qui y croient. Surtout en politique !
Ainsi, les envolées lyriques sur le réchauffement climatique, la fonte des glaces aux pôles, la protection de la forêt équatoriale sont toujours bien vues mais masquent le plus souvent un manque d'audace politique en matière de protection de l'environnement. 

Et puis, quand bien même les espaces naturels seraient en cours de destruction, nos élus trouvent toujours la parade pour rendre écologique leur désastre. 

C'est particulièrement la stratégie menée aux abords du Golfe du Morbihan, où la pression immobilière est très forte et encouragée par des élus peu responsables. Nous avions déjà évoqué différents exemples : Beau-Soleil en Saint-Avé (Hervé Pellois et Anne Gallo), plusieurs espaces naturels en Séné (Luc Foucault), à Vannes (François Goulard, David Robo)… Dernier cas en date à l’Est de Vannes où nous pouvions trouver les dernières zones humides et boisées de la commune : entre Boc’halgoù (Bohalgo) et Bod-Prad-al-Lann (Beaupré-la-Lande) des terrains boisés, en zones humides et en plein corridor écologique défini par le PNR, étaient initialement intouchables. L’espace concerné est selon l’étude commandée « Situé à l’est du centre-ville de Vannes, à proximité de Séné. Bordé par des boisements diffus et structuré par une large zone humide. (…) à proximité du Liziec (réservoir de biodiversité de la trame bleue), le secteur présente plusieurs haies, des espèces végétales remarquables (liste rouge nationale), deux zones humides avérées ». Quel malaise face à un tel désastre ! Pourtant, ni les élus, ni les électeurs ne s’en offusquent. Pire encore, ils ont délibérément laissé détruire ces espaces en dépit des diagnostics.

Car, en effet, ce ne sont pas les études d'impact qui manquent depuis la création du PNR. Que de papier gratté pour rien ! Et que de finances brûlées au détriment des contribuables ! Les incidences attendues étaient connues :

« – Destruction ou dégradation des zones humides ;

– Dégradation de la qualité du Liziec, déconnexion entre la saulaie et le cours d’eau ;

– Destruction d’habitat naturel d’intérêt, d’espèce animales ou végétales d’intérêt patrimonial ».


Sur ces terrains jadis en zones à protéger, les promoteurs avaient déjà procédé à la réalisation de profondes fosses asséchant les périmètres à préserver, il y a quelques années.
Les nouveaux travaux étant largement avancés, la dépression dominant les zones naturelles à préserver (réduites à peau de chagrin) est désormais rabotée. La surface de pénétration et de stockage des eaux pluviales est ainsi en cours de destruction irréversible. Alors, nos élus auront beau nous vendre la mise en valeur de quelques flaques d'eau au milieu d'immeubles aux fondations dans les marais, seule l'ignorance sera leur allié. Des espèces naturelles protégées ont déjà disparu et ce n'est que le début… de la fin.
Les communes de Vannes et Séné en font un exemple de protection de la biodiversité. Tant qu'à prendre les gens pour des imbéciles, autant y aller franchement !

Pour en savoir plus :
http://www.morbihan.gouv.fr/content/download/27416/212410/file/SKM_document_technique_modifié.pdf

http://www.mairie-vannes.fr/fileadmin/user_upload/Documents/BeaupreLaLande-Rapport2017.pdf


La destruction du relief du bassin versant et du réservoir d'eau naturel, par conséquent :

Des contructions les pieds dans l'eau :

L'hypocrisie poussée à son comble :

Schématisation :











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