50 millions d’arbres plantés dans le centre de l’Angleterre


10 Jan
10Jan

Le gouvernement anglais se donne 25 ans pour planter 50 millions d’arbres dans toute la largeur du centre de l’Angleterre, dès le Nord du Pays de Galles, entre Liverpool et Hull, sur une longueur de 193 km. 25 000 hectares seront plantés. Le coût de l’opération supervisée par la société de protection Woodland Trust s’élève à 565 millions d’euros et le gouvernement entend la financer en partie par le tourisme généré par la suite (2 milliards d’euros attendus). Beaucoup d’emplois seront créés grâce à cette manne.

Les objectifs sont multiples : protéger 190 000 foyers des inondations car l’on sait que la déforestation entraîne la disparition des sols, des retenues d’eau naturelles, et des glissements de terrain ; absorber le CO2 (une absorption estimée à 7 millions de tonnes par an) et les gaz polluants ; purifier les eaux de pluie et les sols ; rendre aux animaux leur habitat et créer des couloirs de circulation de la faune sauvage…

On dit que la surface forestière du Royaume-Uni ne couvre qu’11 % de ses territoires. Or, le calcul ne tient pas compte de la réalité sylvestre du Nord-Ouest de l’Europe. Comme la Bretagne, le bocage n’est pas pris en compte et constitue bien souvent un milieu forestier ponctué de clairières. De plus, pour ce qui nous concerne, la France a tendance à confondre les friches et les bois jeunes comme milieux boisés. Donc, les calculs annoncés par les services officiels des Etats sont à prendre avec du recul.

L’initiative anglaise est exemplaire. Elle est comparable aux opérations déjà en cours en Allemagne, en Inde et au Pakistan. En Bretagne, nos pouvoirs politiques font le chemin inverse (http://7seizh.info/2017/12/10/associations-plantent-arbres-contre-rechauffement-climatique/), hélas. Chaque jour, on ne peut que déplorer la destruction des milieux naturels dans l’indifférence quasi-totale. Au niveau du PNR du Golfe du Morbihan, des études coûteuses, rappelant les conséquences de l’urbanisation sur des zones placées en zones humides à protéger, fragiles, sur des bassins versants et sur les derniers des couloirs naturels de circulation des animaux, ne sont pas prises en compte. (http://7seizh.info/2017/11/08/pnr-triste-exemple-vannetais/)


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