15 Oct
15Oct

Des longères anciennes sont en cours de démolition à Saint-Avé, commune au nord de Vannes. La tristement surnommée « La Bétonneuse », Anne Gallo-Kerleau [2e vice-présidente du Parc naturel régional du Golfe du Morbihan, vice-présidente au Conseil régional de Bretagne, responsable du tourisme, du nautisme, du patrimoine et des voies navigables (ça ne s'invente pas !)] porte politiquement la responsabilité de cette destruction.


Comme un peu partout dans la commune, l'équipe municipale d'Anne Gallo-Kerleau fait détruire des zones humides de premier ordre, arase les reliefs, réduit à néant des sources… et ordonne la démolition du patrimoine architectural historique breton. Encore une fois, c'est à proximité du bois de Kerozer qu'avec le concours du groupe immobilier ARC, Gaëtan Dupas, promoteur et directeur d'agence du groupe ARC, la mairie fait démolir des maisons anciennes pour y accueillir un immeuble laid, similaire à ce que l'on trouve désormais partout, participant à l'uniformisation imposée par l'économie de marché et au clonage architectural. Le tout les pieds dans le bassin versant et le système hydrique naturel correspondant. À savoir que les longères étaient en flanc de bassin versant et, surtout, sans fondations profondes. À cela s'ajoute la coupe, à cet endroit, d'un arbre multiséculaire.


Nous aurons donc ici un sol riche totalement creusé et terrassé, un bassin versant à nouveau endommagé irréversiblement à cet endroit, une pollution des sols par le béton coulé et un paysage avili. En réaction, le directeur, Gaëtan Dupas, justifie ses propos sur les réseaux sociaux par le fait que les pierres seront récupérées et des arbres replantés. Autrement dit, après ce saccage de faune et de flore naturelles, c'est tout de même prendre les gens pour des naïfs. Cela relève du même principe que ces soi-disant écoquartiers qui écrasent définitivement des espaces naturels de première importance.

La justification lunaire du promoteur, qui pense que replanter des arbres et récupérer des pierres effaceraient les dommages. Et, inutile de s'étendre sur « les nouvelles normes », qui sont des étuves l'été (faisant tourner les climatiseurs à fond).

La justification lunaire du promoteur, qui pense que replanter des arbres et récupérer des pierres effaceraient les dommages. Et, inutile de s'étendre sur « les nouvelles normes », qui sont des étuves l'été (faisant tourner les climatiseurs à fond).


Le bois de Kerozer se retrouve désormais coincé entre le nouveau stade d'un côté, qui est une catastrophe écologique à lui tout seul (terres anciennes retirées, zone humide détruite…) et cette nouvelle grosse verrue dans le paysage.

Emplacement du nouveau stade, avant et pendant les travaux, de l’autre côté du bois de Kerozer, par rapport à la longère démolie.

Emplacement du nouveau stade, avant et pendant les travaux, de l’autre côté du bois de Kerozer, par rapport à la longère démolie.


Plus que jamais, depuis la création de ce qui apparaît comme un écran de fumée nommé PNR (Parc naturel régional) et le poids électoral des retraités récemment installés dans la région de Vannes, il n'y a jamais eu autant de ravages sur l'environnement. Dans une démocratie normale, les élus responsables de telles destructions et leurs complices seraient sanctionnés, peut-être même derrière les barreaux depuis longtemps.


C'est là qu'il faut manifester pour le climat !


À la place de ce coin de nature paisible, riche en faune, flore et patrimoine historique, vous aurez cette bouse aux appartements à des prix inabordables pour les actifs locaux : 


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